Texte : Nicolai Laros - 20 janvier 2021

Les Dents de la Mer 3D

Chaque innovation est-elle pour autant synonyme de révolution? En cette belle année 1983, les touristes américains de tous âges n’ont d’yeux que pour Seaworld, le parc d’attractions flambant neuf dont les portes viennent d’ouvrir en Floride. Et le hasard fait bien les choses : c’est là-bas que travaille maintenant Mike Brody, fils du célèbre shérif Brody; le bougre avait si bien su contrer les attaques effroyables d’un grand requin blanc qui sévissait le long des plages côtières du nord-est des USA. Et à deux reprises s’il vous plaît!
Depuis ces évènements tragiques du côté de la petite ville d’Amity, junior n’avait en effet pas hésité à déménager bien loin de sa Nouvelle Angleterre natale.
Bientôt rejoint par son jeune frère Sean, les deux hommes, épaulés pour l’occasion par la biologiste des fonds marins Kathryn Morgan, ne vont pas tarder à faire un terrible constater: la malédiction qui semble peser sur la famille Brody est loin d’avoir fini d’en découdre avec elle…

Changement de cap?

1975, il y eut d’abord Les Dents de la Mer, un succès planétaire, bientôt suivi en 1978 par un Dents de la Mer 2 (un titre français auquel on préfèrera clairement l’anglophone Jaws 2; restons dignes!) encore présent dans toutes les mémoires car non loin d’égaler son modèle… au box office.
Après l’exploit du shérif Martin Brody qui était in fine parvenu à électrocuter le monstre à la fin du néanmoins mésestimé épisode de Jeannot Szwarc, il était bien entendu hors de question de livrer au public un troisième épisode bâti sur ce même schéma de simple « attaque animale surprise ».
Pour parfaitement répondre à la logique de surenchère propre aux séquelles, il fallait impérativement que le studio trouve un angle d’approche suffisamment fort pour escompter prendre une fois de plus les nombreux fans “dans ses filets”: les surprendre! Un mot d’ordre clair. De ce fait, Universal décida cette fois-ci de plutôt orienter le récit vers quelque chose de plus original.
Avant de continuer, il me semble d’ailleurs utile de préciser que l’association entre les termes de « suite » et de « surenchère » ne soit quelque peu usurpée ; en effet, selon nombre de réfractaires à l’idée même que « suite… » puisse aussi aller de pair avec «… de qualité », les producteurs y auraient systématiquement recours pour pallier à l’effet de surprise si « exclusivement » réservé selon eux à l’« originalité » toute « naturelle » de l’œuvre matricielle… Si on les comprend bien, le seul recours des créatifs en charge de ce genre de projet serait de « compenser » par une débauche d’action, d’effets et de pyrotechnie. Et tout le monde connaît bien le fameux « Bigger, higher and louder! »; un slogan bien en vogue, notamment à Hollywood ou dans la presse spécialisée… Et pour cause: il n’est qu’un raccourci hasardeux de plus qui a tôt fait de se nicher dans l’inconscient collectif. Ah, si tout était toujours aussi simple! Schématisme, quand tu nous tiens… Pourtant -parlez-en au Francis Ford Coppola du Parrain 2 ou au Nicolas Windign Refn de Pusher 2 & 3, juste comme ça, pour voir un peu – quelle méprise!
En effet, après ce petit «coup de gueule » pour situer le débat du moment, lorsque l’heure d’un potentiel Jaws 3 se profile à l’horizon 1983, les nouveaux producteurs Rupert Hitzig et Ed Horwitz sont avant tout très focalisés sur le renouveau essentiel pour booster la franchise. Car au-delà d’en servir autrement « plus » à leur public, ils souhaitent avant tout lui proposer « autre…chose ». Ce qui les amènera dans un premier temps à considérer le projet sous l’angle d’une parodie nommée Jaws 3, People 0 et idéalement réalisée par un certain Joe Dante, le papa des Gremlins. Celui-ci n’était-il pas déjà sorti en 1978 de l’expérience Piranha, une version « cormanienne » de Jaws rapidement devenue culte, couvert de lauriers (même Spielberg avoue adorer le film!)? Cette idée farfelue ne fera cependant pas long feu. Il est finalement assez vite convenu d’inscrire cette nouvelle aventure du squale le plus dangereux du monde dans le registre habituel du «suspens aquatique»; certes plus classique mais aussi autrement plus sage!

De l’affiche au film : ce requin que l’on nous promet depuis 1975, enfin!

Bien entendu, ce qui a pu fonctionner pour les deux opus précédents doit largement être remanié afin de correspondre aux exigences du public de l’époque. Grâce à l’implication conjointe de Carl Gottlieb (auteur du fameux Caveman avec Ringo Starr et déjà scénariste du film original) et du grand Richard Matheson (Je Suis une Légende, la série La Quatrième Dimension…), une idée bien stimulante est ainsi trouvée : plutôt que de reproduire ad nauseam la formule magique du Spielberg, pourquoi ne pas aborder Jaws 3 comme une œuvre à caractère ouvertement fantastique? L’angle d’approche retenu sous-entend donc de commencer par revoir à la hausse la taille du nouveau «Bruce», un requin d’une taille phénoménale de 35 mètres de long!…. sans oublier d’intégrer dans le script un royaume sous-marin, une sorte de parc aquatique quasi science-fictionnel puisque situé au fond d’un lagon artificiel et constitué d’un impressionnant dédale de coursives avec vue directe -et panoramique s’il vous plaît!- sur la flore et la faune des profondeurs. En d’autres termes, cet épisode se présente ainsi comme un authentique film de « monstre sous-marin» doté d’un concept titillant l’imaginaire: SeaWorld, le futur du parc à thème!
Sur le plan technique, et puisque le principe est en vogue à l’époque, pourquoi ne pas carrément miser sur l’apport de la 3D anaglyphe (avec les lunettes à verres bleus et rouges, donc) pour maximiser l’efficacité des attaques de la bête? Les moyens considérables pour produire pareil métrage étant de toute façon disponibles, débute alors la recherche d’un potentiel metteur en scène. Tout reste encore à faire pour concrétiser ces Dents de la Mer 3…D!

Après Spielberg et Szwarc, qui pour prendre la relève ?

En effet, et cela ne surprendra personne, l’expérience rebute nombre de candidats. Pourtant, il faut un homme expérimenté, et pas qu’en termes de réalisation: il doit de surcroît savoir gérer l’espace dans lequel se déplaceront les très lourdes caméras 3D. Directeur artistique du premier film et producteur du second, Joe Alves est sur les rangs. Car même s’il n’a jamais réalisé, il a participé à suffisamment de projets d’envergure (du Rideau Déchiré d’Hitchcock jusqu’à Rencontre du Troisième Type, New York 1997, Starman etc…) pour pouvoir être considéré comme un expert du genre et des questions techniques. Aidé en cela par la présence d’artistes chevronnés comme par exemple à la direction de la photographie James A. Contner (Les Faucons de la Nuit, lui aussi en poste comme assistant cadreur sur le premier opus) et Roy Arbogast (New York 1997 également, Christine…) aux effets spéciaux, Joe Alves peut alors sereinement aborder le projet sous un angle néanmoins nouveau pour lui.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que de nos jours, en revoyant ce film tant décrié, impossible de ne pas lui accorder de véritables mérites, à commencer une mise en scène certes classique mais au sens le plus noble du terme, donc carrée et efficace! Son principal attrait : elle sert le propos autant qu’elle donne du relief (et oui!) à ses protagonistes.

Une histoire de famille

Car ce qui compte ici, c’est l’horreur, voire le drame à visage humain. Du coup, Les Dents de La Mer 3D est surtout un film qui ne peut se passer de personnages crédibles et forts. Grâce à l’abattage conjoint du metteur en scène et de ses acteurs, le spectateur peut éprouver à leur égard cette empathie qui donne vie à l’ensemble. Sans réelle alchimie dans ce type de challenge souvent très (trop?) technique, pas d’investissement émotionnel vis-à-vis des destins de Mike (campé par un alors encore tout jeune Dennis Quaid), Sean (John Putch) et de Kathryn (Bess Armstrong).
Pour le coup, les scénaristes développent une charpente solide immédiatement exposée au public lors de la scène d’introduction: le décor est planté pour de bon et on comprend le plus naturellement du monde ce qui a pu pousser le jeune homme à quitter son foyer: en effet, vu son histoire compliquée, il est hors de question qu’il exerce un travail en mer ou dans les environs d’Amity.
Comme souvent, certaines personnes disposent pourtant presque « malgré elles » d’un background et d’aptitudes spécifiques fort utiles. Et qu’il serait justement dommage de négliger dans une optique concrète d’avenir: dès lors, puisque le risque d’y tomber nez à nez avec un gros squale étant de surcroît pratiquement nul et il qu’il est autrement moins traumatisé que son frère Sean (qui n’ose même plus se baigner), ses indéniables connaissances du milieu aquatique l’amènent à très bien gagner sa vie dans pareil environnement idyllique. Parfaitement en osmose avec le lagon artificiel de SeaWorld et ceux qui y travaillent, Mike a trouvé l’équilibre idéal entre labeur et détente bien méritée. Un investissement qui en vaut la peine puisqu’il y a aussi rencontré en Kathryn la compagne de ses rêves.

La loi des séries

Bien entendu, il serait d’une mauvaise foi inexcusable de ne pas reconnaître que le lien qui est alors tissé entre ce troisième épisode et les précédents ait un côté un peu artificiel. « Et alors ?!! » serait-on presque tenté de rajouter illico: en connaissance de cause, tout spectateur averti sait parfaitement à quoi s’attendre, du moins à quelle saga familiale il assiste. Le principe n’a du coup rien de bien nouveau en soi, mais il n’y a rien de pernicieux non plus à l’horizon: il permet juste bien légitimement de rester en terrain connu. Et pourquoi pas après tout ?…
L’approche qui a été choisie par Universal, Joe Alves et toute son équipe est effectivement de quitter enfin cet environnement si familier de la côte est. Ce pour nous laisser la possibilité de faire la connaissance d’un ou de plusieurs personnages secondaires qui prennent donc plus d’importance dans ce récit. Un refrain somme toute bien connu que d’autres sagas ont elles aussi su exploiter avec plus ou moins de réussite (Poltergeist III, Puppetmaster, Amityville….) jusqu’à développer parfois des spin-off dont il serait là aussi bien malhonnête de nier la richesse des pistes offertes. Pour exemples, n’hésitons pas à citer dernièrement Rogue One ou Solo dans l’univers balisé de Star Wars.
Alors que le spectateur se familiarise maintenant tranquillement avec ces personnages, tous bien entendu arrivés à l’âge adulte depuis les épisodes précédents, le scénario exploite avec entrain le point faible de ce fleuron du parc à thème qu’est SeaWorld: en effet, nous apprenons que le bassin artificiel dans lequel il repose est relié à la mer par un canal pour que les lieux puissent être alimentés en continu par les eaux du large… et c’est donc forcément par cette voie que la créature s’assurera l’accès aux installations de plaisance. Le repas est servi!

Un sous-texte qui ne manque pas de mordant!

Alors que ce décor certes fantaisiste mais néanmoins plausible est parfaitement exploré par la caméra experte du réalisateur, il est aisé d’y déceler comme une pointe d’ironie, voire même d’impertinence, à l’égard des grands parcs à thèmes. En effet, Jaws 3D pose la question suivante: en basant la détente et le bonheur des plaisanciers sur le fameux retour sur investissement, qu’en est-il réellement de la sécurité des visiteurs?
Quand on sait ce que la gourmandise scénaristique réserve aux hôtes (et qui d’entre vous ne s’en doute pas ou est venu pour assister à autre chose ???), on peut aisément comprendre ce qui a tant attiré les duettistes Carl Gottlieb et Richard Matheson à l’entame du projet. A plus forte raison quand on voit avec quelle jubilation les deux compères décrivent le cynisme effroyable de Calvin Bouchard (excellent Lou Gossett Jr.), le directeur du parc et dont le nom en soi résonne déjà comme une confession de foi.
A ce niveau, il est d’autant plus surprenant -pour ne pas dire irritant- de constater avec quel entrain la critique de l’époque s’était acharnée sur le film. Car en prétextant que celui-ci n’avait strictement rien d’intéressant ou de nouveau à proposer, impossible de ne pas y déceler les traces d’une condescendance de bon aloi, typique lorsqu’il s’agit d’aborder une nouvelle suite.
Car Jaws 3 (relisez-donc le titre, en français ou en anglais, pour vous en assurer !) n’a rien, mais alors rien d’un quelconque pensum auteurisant et n’a de ce fait jamais été pré-pensé autrement que sous l’angle d’un véritable divertissement au sens classique du terme, juste un rien plus généreux que ses prédécesseurs. Et l’écart effectué ici par rapport au réalisme du Spielberg et la (certes belle) redite du Szwarc n’atteste rien de plus qu’une intégrité artistique et filmique on ne peut plus louable.

Au-delà de la crédibilité, un pari filmique tenu

Car ce troisième film ne mise durant ses 50 premières minutes quasiment jamais sur l’attraction principale que pourrait représenter un squale géant de plus de 35 mètres de long (soit la taille d’un mégalodon, Jason Statham en sait quelque chose…). Et pour cause, il mise sur d’autres cartouches, toutes très convaincantes…
En effet, en s’appuyant habilement sur la mise en scène très correcte d’Alves (proche en ce sens de celle du second, déjà tout à fait adaptée et efficace!) et une photo sous-marine nettement plus inquiétante que celle de ses prédécesseurs car ouvrant sur les ténèbres des abysses, Les dents de la Mer 3D profite également d’une fameuse campagne promotionnelle qui stimula grandement l’imagination du public avec son requin au proportions dantesques…et donc cette fois-ci autrement moins mensongères que pour les précédents opus!
Alors que l’on ne constate que les résultats d’attaques diverses (dont cette belle tête de murène tranchée et prise de spasmes dérivant vers la caméra…) ou la peur qui marque les visages des pauvres hères qui le rencontrent, le danger qui guette, via son gigantisme, prend dans nos esprits des proportions là aussi inédites.
Pourquoi donc attaquer un film sous l’angle d’un « réalisme » soi-disant inexistant alors que cette nouvelle mouture s’évertue en fait systématiquement de s’en écarter un maximum! Et ce pour éviter toute comparaison possible avec ce diabolique Bruce qui est quant à lui resté gravé dans toutes nos mémoires cinéphiliques. D’ailleurs, en faisant cela, Jaws 3D réussit néanmoins l’exploit de rester malgré tout suffisamment…plausible pour ne cesser de nous inquiéter lors de nos baignades en mer.

Des moments forts qu’il serait juste maintenant de qualifier d’anthologiques!

Et oui ! Car qui n’a jamais craint, en se baignant dans la mer, de voir surgir juste en dessous de lui une créature gigantesque qui ne ferait qu’une bouchée de sa personne. Et c’est exactement cette sensation si désagréable que s’évertue à retranscrire le plus fidèlement possible à l’écran ce film si conspué de Joe Alves. Et avec succès serait-on tenté de dire, notamment lors de cette scène anthologique durant laquelle le requin géant s’approche lentement des parois panoramiques d’un fabuleux restaurant sous-marin. La terreur qui s’affiche dès lors sur les visages des invités tous totalement médusés à la vue de cette gigantesque bête des profondeurs irrémédiablement fixée sur son déjeuner à venir (en caméra subjective donc) vaut à elle seule toutes les créations d’un Rob Bottin (The Thing, Hurlements…) sans même oser évoquer ces chers CGI tellement en vogue dans le paysage cinématographique actuel. La sensation de réalisme est ici sans commune mesure et l’art de la suggestion n’aura que bien rarement atteint pareil paroxysme à l’écran.
Encore une fois, alors que tout concourt cinématographiquement à faire de cette séquence une réussite majeure, les mauvaises langues de l’époque ont préféré s’attarder plus que de raison sur les défauts du métrage. Existent-ils ? Bien entendu! Mais pourquoi les mettre en avant alors que le film a tellement plus à offrir…
De mémoire de spectateur, la séquence décrite est juste l’une des plus fortes d’un film qui ne manque pas d’en distiller intelligemment et à intervalle régulier. Et qui ne manque pas non plus d’imagination pour placer à moult reprises le public dans des situations autrement plus tendues que nombre de productions de cet acabit.
D’ailleurs, c’est certainement là aussi un des moments-clés d’une saga, dont on a pris l’habitude de pointer du doigt les carences. Pourquoi? Mystère! Surtout pour ce métrage qui a –en comparaison surtout du 2 et du 4- plutôt vaillamment passé le cap des ans. Vu qu’il a été réalisé en 83, même avec aplomb!

La technologie 3D de 1983

Car comme déjà évoqué auparavant, ce troisième épisode avait comme de nombreux camarades d’époque été tourné en 3D (cf. notre article sur Amityville 3D de Richard Fleischer réalisé la même année !). Ce pari technique nécessite un équipement adapté et lourd qui explique le peu d’ampleur de la mise en scène. Les effets visuels se devaient également d’imprégner notre rétine de manière originale. Bruno Van ZeeBroeck a développé avec son équipe des trucages au mieux passables (certains plans de la base sous-marine et des tunnels restent très corrects pour l’époque, merci au passage à Robert “Aliens” Skotak) et parfois terriblement datés (dont ce plan lors du final qui voit le requin avancer vers le baie vitrée de la salle de commande/de l’écran !), ils ne durent que 2 minutes sur les 100 que compte le film au total! … Et intègrent malgré tout quelques très belles secondes d’animations image par image dues à Ted Rae (Terminator, Beetlejuice…) en guise de récompense pour les éventuelles frustrations encourues… Enjoy the little things!
Lorsque nous revoyons donc ce film aujourd’hui via le beau BluRay édité par Universal et contenant sa version 3D, n’oublions surtout pas que Jaws “3D” a clairement été réalisé afin d’être vu dans “ces conditions là”, en 3D anaglyphe… Faut-il ainsi vraiment préciser que les tentatives d’SFX à l’époque ne pouvaient qu’être expérimentales, donc pour le moins limitées dans leurs ambitions?

Une réhabilitation tardive mais bel et bien amorcée

Tout cela rend d’autant plus incompréhensible la réception du film par les médias. Seul le résultat compte. Certes. Encore faudrait-il avoir vu Jaws 3D. Mais ils n’avaient visiblement en tête que de faire un inventaire exhaustif de ce qui ne va pas, à commencer… par le film lui-même puisqu’il n’est qu’une énième séquelle « de trop » !
Lorsque l’on voit le sort réservé de nos jours à un film comme le MEG (En Eaux Troubles) d’un certain Jon “Benjamin Gates” Turteltaub, grosse pompe à fric qui parvient tout de même à faire la fortune de ses créanciers sans pour autant porter atteinte à leur image, il y a vraiment de quoi en rester totalement circonspect/dubitatif.
Non seulement le film de Joe Alves est autrement mieux réalisé, mais il n’y est nullement fait impasse sur les nombreuses victimes de sa créature; le sang coule ici à flot! Un « détail » tout bonnement éludé en 2018 pour cause de « politiquement correct » ! Car MEG n’est que ce divertissement tout public censé remplir les poches de ses commanditaires que n’était pas Jaws 3D.
Tendu, fun, âpre et autrement plus violent (voire gore) que ses prédécesseurs, le film de Joe Alves mérite décidément fort bien l’appellation de suite décriée à tort car pour beaucoup « sans le nanar, il faut chercher le nanar !». Qu’importe : Jaws 3 gardera toujours ses fans de la première heure. Et des blogs de soutien fleurissent même un peu partout sur la toile. Pour comprendre ce mystère, il ne vous manque plus que de lui donner vous aussi une nouvelle chance pour que justice soit enfin faite!
Et ce faisant, n’oubliez pas de fixer les ténèbres dans les abysses. Car les abysses, elles, vous fixent!